La sérigraphie


Une des grandes fiertés de mon père concernant ses produits : les inscriptions.

Celle-ci étaient réalisées en sérigraphie, ce qui était novateur à l’époque où les décalcomanies étaient majoritaires.

Etrangement la mention “Silk screen” était mentionnée au catalogue alors que mon père détestait l’anglais ! Sans doute à ce moment devait-il trouver que cela faisait encore plus sérieux ou bien davantage novateur avec cette connotation américaine !

Chaque élément était découpé, plié, décapé, peint à sa couleur définitive puis transporté chez “Pirlouis”. Celui-ci était le sérigraphe, il avait des soies correspondant à chaque modèle et de sa raclette, il plaçait les inscriptions nécessaires à chaque modèle.

Comme écrit dans le catalogue de l’époque, “le fini était si poussé que la ressemblance avec les prototypes réels est surprenante”.

Il est vrai que ce sérigraphe était lui aussi novateur, car au dire de mon père, il avait mis au point un système de brûlage des flacons en polyéthyène qui permettait l’accrochage de l’encre. Pour avoir été plusieurs fois avec mon père à l’atelier de sérigraphie, je peux simplement confirmer qu’il imprimait des bidons en plastique !

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