M. Perrin


M. Perrin, c’était un super ami et client de Papa, il était le propriétaire de “Baby-Train” un revendeur de jouets scientifiques spécialisé dans le train électrique et les maquettes d’avions et bateaux télécommandés.

C’était quelqu’un qui était très extraverti, du genre à tutoyer tout le monde, et complètement au dessus des normes du savoir-vivre.

Il aimait changer de voiture et il racontait à mon père comment il faisait pour acheter la nouvelle DS... « J’étais habillé le plus sale possible et je l’ai payé en liquide... tu aurais vu la tête qu’il faisait le gars ! »... C’était un peu le genre de Séraphin Lampion dans Tintin... toujours près à sortir une blague, à l’époque et cet homme m’impressionnait...

Il racontait aussi comment il fallait faire pour conduire le nouveau minibus wolskwagen qu’il s’était acheter... «...Si l’avant passe, qu’il disait,... t’inquiète pas, l’arrière suivra ! ha ah ha ha »

Mon père je pense aimait bien être avec lui et parfois, il l’invitait avec sa femme le dimanche midi à la maison.... Et là, ma mère, je pense qu’elle n’aimait pas !

Un jour, ce fut le contraire, et c’est nous qui étions invité un dimanche chez les Perrin à Fresnes. La maison était vraiment superbe et, enfant, je fut complètement conquis par la déco et surtout par toutes les maquettes de bateaux placées dans des vitrines, un peu comme au musée de la marine, et comme celui de Rackam Lerouge dans Tintin.

La maison était très moderne... très style Les vacances de M. Hulo, c’est vrai que nous étions dans les années 60...

Son garage était rempli de maquettes en bois de maisons et de décor de trains électriques... et comme je m’interressais particulièrement à ces constructions, M. Perrin me demandait si j’en voulait une... je n’osais pas lui dire oui, pourtant j’en avais une grande envie, mais ma mère nous avait habitués avec ma sœur à toujours dire non.

L’après midi, une partie de boule fut organisée, et c’est là que ma sœur pour aller voir de plus près le cochonet reçue une boule sur la tête... heureusement que c’était des boules en bois... il n’y eu en fait plus de peur que de mal.

Souvent quand je passe devant le magasin rue du Petit-Pont à Paris, je repense à cet homme, et aussi à ce qu’il m’a appris à ses dépends... à savoir que quand on a envie de quelque chose... et qu’on vous le propose... il faut toujours accepter !

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