Le pistolet à peinture


Un jour que je ne sais pas la motivation, mon père décida de faire lui même les peintures.

Il acheta un compresseur et un pistolet à peinture.

le compresseur, un grand modèle d’au moins 2 mètres de longueur fur placé à la cave qui deviendrait pour l’occasion salle de peinture.

Il était d’un beau bleu genre bleu métalisé avec deux belles poulies, des courroies et un grillage pour qu’on ne puisse pas y mettre les doigts...

En plus pour ne pas être incommodé par les vapeurs de peinture, il installa un énorme ventilateur extracteur... il était du mùême bleu que le compresseur... sans doute la même marque !

Le pistolet, je m’en rapelle, c’était un « Lepetit », d’ailleur, je le possède encore !

Il faisait fabriquer ses peintures chez Valentine et c’était pas facile d’obtenir les bonnes teintes... C’était de la peinture cellulosique qui séchait très rapidement...

Aussi, un jour quand je décidais de m’en servir pour repeindre mes petites voitures, je fut surpris de la rapidité avec laquelle elle séchait sur le pinceau qui devenait tout dur !

Mon père se facha quand il s’apercu de ça et me gronda... mais la punition vient surtout du mal de tête colossal que les vapeurs de peinture et de diluant me procurèrent !

Pour la peinture, mon père n’était pas lui non plus très expérimenté !

Pour les couleurs mates, il rajoutait du talc et cela marchait bien pour le rendu de la teinte, mais cela bouchait le pistolet...

Pour décaper les produits avant la peinture, il les faisait tremper dans une basine dans la cuisine... il y mélangeait du produit et rinçait dans l’évier... ce qui irritait souvent ma mère quand elle faisait en même temps la cuisine !

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