La machine à aimanter


Cette machine était super et le souvenir qu’elle m’évoque aussi...

La fabrication des moteurs pour les locomotives était une succession d’étapes, plus surprenantes les unes des autres...

Un jour, allez savoir pourquoi, mon père décida de ne plus acheter les aimants de ses moteurs, et donc de les fabriquer lui-même...

Sans doute qu’acheter le métal non aimanté devait lui coûter beaucoup moins cher, toujours est-il qu’il fabriqua dans cette intention une machine vraiment impressionnante ou du moins qui l’était face à mon innocence de mes 5 ou 6 ans...

Cette machine était en fait un énorme électro-aimant.

Elle était constituée de deux bobines d’un diamètre de 10 cm environ sur une hauteur de 50 cm. Sur chaque bobine était enroulé du fil de cuivre de 5 mm de diamètre. Les deux bobines étaient disposées côte à côte verticalement et à leurs extrémités supérieures, il y avait juste la place d’y poser le petit cube de métal à aimanter. Un contacteur en cuivre permettait à l’aide d’une poignée isolante constituée d’un manche de lime en bois d’assurer la mise en marche et l’aimantation du métal.

C’était impressionnant à voir... car à chaque aimantation, un éclair jaïssait de la machine et un bruit de haute fréquence se répandait dans l’atelier...

Cette machine faisait bien-entendu souvent sauter les plombs... aussi sans jamais avoir eu d’interdit à son égard, je n’osais pas m’y risquer à quelques expériences que ce soit... comme si un esprit supérieur la protégeait !

Je n’ai plus de trace de cette machine, et je pense qu’elle à du être vendue. Dommage, car c’était vraiment une belle machine et je la regrette !

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